Comédie française
réalisée par Philippe Le Guay.
avec: Benoit Poelvoorde, Bernard Bloch, Anne Consigny, Constance Dolle, Anne Le Ny, Rufus, Flannan Obé, Robert Castel, François-Eric
Gendron, Lauriane Escaffre, Bernard Ballet, Manuela Gourary, Catherine Chevalier, Michaël Cohen, Michelle Marquais et Mhamed Arezki.
Synopsis: La vie est bien ingrate pour François Berthier : un chien hurle toute la nuit et l'empêche de dormir, la machine a café lui
explose au visage, il pleut, le chef de bureau à la banque l'humilie et le menace de renvoi. Et puis, du jour au lendemain, tout ce qui était violent ou pénible pour François se transforme comme
par miracle. Que se passe-t-il ? Pourquoi le monde devient-il si brusquement doux et enchanteur ? C'est l'énigme que va essayer de résoudre François. Mais il ne suffit pas que les choses se
passent bien, encore faut-il les accepter...
Producteur associé: Etienne Comar
Producteur délégué: Philippe Rousselet
Scénarite: Olivier Dazat
Dialoguistes: Oliver Dazat et Philippe Le Guay
Equipe technique:
Directeur de la photographie: Jean-Claude Larrieu
Compositeur: Philippe Rombi
Monteuse: Monica Coleman
Monteur son: Jean Gargonne
Costumière: Paule Mangenot
Premier assistant réalisateur: Thierry Guérinel
Ingénieurs du son: Laurent Poirier et Gérard Rousseau
Scripte: Josiane Morand
Directrice de production: Jean-Jacques Albert
Photographe de plateau: Eric Caro
Distribution: Mars Distribution
Durée : 1h33
Le film est sorti le 15 mars 2006 dans les salles.
Critique: Une comédie d'une grande douceur, portée par un excellent Benoit Poelvoorde omniprésent à l'écran. Ce film met en avant le
bonheur que l'on souhaite tant mais qui nous déstabilise lorsqu'on l'atteint (peut-être la peur de tout perdre?). Benoit Poelvoorde a le ton juste, que ce soit lors d'une situation
grave ou amusante. Il passe par différents états d'âme et nous fait bien ressentir sa colère, son étonnement, puis sa joie et son malaise. La première heure est savoureuse et le film a le mérite
d'évoluer et d'avancer, de faire rire et d'émouvoir à d'autres moments. Sans être incontournable, ce film est un agréable divertissement !
A noter: la musique du film, très réussie et un excellent Rufus en fana (ou fada) de Napoléon Bonaparte !
Ma scène préférée (la plus drôle): lorsque Benoit Poelvoorde improvise une thérapie de couple et d'éducation sexuelle à ses voisins...
Les influences littéraires du réalisateur sont variées "Le cauchemar de François, c'est que la réalité dans son ensemble se met à lui sourire. Il y a là quelque chose de totalitaire, c'est "le Meilleur des Mondes" d'Huxley ! C'est contre cette obligation du succès que le personnage se révolte à la fin. Du reste, j'avais tourné plusieurs plans de caméras de surveillance tout au long du film", confie Philippe Le Guay. Des écrivains comme le Russe Fedor Mikhaïlovitch Dostoievski lui ont aussi servi de sources d'inspiration : "Chaque personnage est une déclinaison possible de François. Le vigile interprété par Rufus représente ce que François pourrait devenir vingt ans plus tard. Cet homme a cessé d'y croire, il n'attend plus rien de la vie, c'est vraiment l'homme du souterrain décrit par Dostoïevski". De son côté Benoît Poelvoorde nous raconte qu'ils se sont même inspirés de dessins ! "Avec Philippe Le Guay, nous nous sommes inspirés des dessins de Sempé où l'on voit souvent un petit bonhomme perdu dans un univers trop grand et qui demande juste d'être tranquille. C'est l'image de François rencogné dans son minuscule bureau..." nous livre l'acteur.
Du jour au lendemain le bonheur qu'un homme triste et malheureux parvient à obtenir, ou plutôt le bonheur tel qu'il l'imaginait et
les conséquences que cela aura sur sa vie. Benoît Poelvoorde, qui incarne ce personnage, a une vision très lucide du
bonheur : "Le bonheur s'inscrit soit dans le passé "ah, j'étais heureux !" soit dans la projection qu'"Un jour peut être ...". La difficulté est d'apprécier le
bonheur à l'état présent, malgré sa durée éphémère. A trop réflechir, on passe son temps à s'observer comme un rat de laboratoire, et on rate tout. (...) Le bonheur est à la fois dense et
fragile. Sa fragilité fait sa richesse, et son éphémère sa grandeur. Pour moi, le bonheur serait d'arriver à être en adéquation avec ce que je ressens."
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