Drame français réalisé
par Nicole Garcia
avec: Jean-Pierre Bacri, Vincent Lindon, Benoît Magimel, Benoît Poelvoorde, Patrick Pineau, Arnaud Valois, Ferdinand Martin, Minna Haapkyla,
Sophie Cattani, Philippe Lefebvre, Philippe Magnan, Samir Guesmi, Jérôme Robart, Valérie Benguigui, Grégoire Leprince-Rinquet, Jean-Louis Foulquier, Jean-Pierre Lazzerini, Marc Betton, Louise
Vincent, Jean-Pierre Bagot et Jean-Claude Frissung.
Synopsis: Une ville au bord de l'Atlantique, hors saison. Trois jours, sept personnages, sept vies en
mouvement, en quête d'elles-mêmes, qui se croisent, se ratent, se frôlent, se percutent et qui en se quittant, ne seront plus jamais les mêmes...
Producteur: Alain Attal
Scénarites: Nicole Garcia, Jacques Fieschi et Frédéric Bélier-Garcia
Equipe technique:
Directeur de la photographie: Stéphane Fontaine
Monteuse: Emmanuelle Castro
Chef décorateur: Thierry Flamand
Costumière: Nathalie Du Roscoat
Premier assistant réalisateur: Antoine Garceau
Ingénieurs du son: Jean-Pierre Duret, Nicolas Moreau et Jean-Pierre Laforce
Directrice de casting: Frédérique Moidon
Distribution: Mars Distribution
Durée : 1h55
Le film est sorti le 23 août 2006 dans les salles.
Premier film français de le compétition cannoise 2006, "Selon Charlie" de Nicole
Garcia est également le
premier à diviser les festivaliers. Au même titre que "Peindre Ou Faire L'Amour" des frères Larrieux avait fait parler de lui l’an dernier, ce film choral sur les destins croisés
de sept hommes n’a pas fait l’humanité.
Dommage car le talent remarquable de Nicole Garcia fonctionne ici à merveille, offrant de sublimes seconds rôles à quatre grands acteurs. Des dialogues très bien écrits et
surtout très bien interprétés pour nous raconter une histoire banale, celle de sept hommes différents face à leur destin. D’accord, Jean-pierre Bacri campe son éternel râleur, Benoît Poelvoorde
un looser drôle et touchant, et Vincent Lindon un père de famille paumé… mais ils le font tellement bien ! Quant à Benoît Magimel, il interprète sans doute l’un des personnages les plus
intéressants du film. Son histoire est d’ailleurs peut-être plus au centre que les autres, et sûrement plus universelle. Au même titre que Charlie, l’enfant, il fait en quelque sorte le lien
entre tous ces hommes.
On regrette alors qu’un si beau film d’auteur français ait tant de mal à toucher les festivaliers étrangers, mais l’on comprend finalement qu’ils aient du mal à cerner toute la générosité du
scénario à travers des dialogues sous-titré...
Un sentiment rapidement confirmé par la conférence de presse du film, où étaient essentiellement présents les journalistes français, belges… et finnois (présence au générique de la
comédienne finnoise Minna Haapkyla, dans le rôle de la femme de Benoît Magimel). Une ambiance très étrange
régnait d’ailleurs dans cette conférence où Benoît Poelvoorde a d’emblé essayé de donner un ton délibérément pas sérieux ! Drôle, délirant, parfois
trop, mais ses collègues n’étaient pas vraiment dans l’ambiance euphorique du comédien belge. N’est-ce Jean-pierre Bacri ?
Pour les besoins de sa sortie en salles, "Selon Charlie" s'est vu raccourci d'une vingtaine de minutes. La version initiale qui avait été présentée à Cannes durait en effet 2h15.
En procédant à ces coupes, la réalisatrice a cherché à rendre son film plus accessible.
Interrogée par le magazine Score, Nicole Garcia minimise l'impact de ce remontage : "(...) de toute façon, je suis convaincue
qu'il y a une sorte d'énergie naturelle au film. On peut retirer et réintégrer des scènes sans le défigurer."
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