Chaque mois d'août, c'est la même impatiente: la rentrée littéraire approche et l'attente de découvrir le nouveau roman d'Amélie
Nothomb est presque insoutenable. J'exagère à peine... Amélie Nothomb est l'un des rares auteurs pour lesquels je n'attends pas la sortie des ouvrages en livre de poche, j'achète ses romans
à leur sortie, les yeux fermés.
Cela a commencé par l'achat (en format de poche, je le concède) du roman auto-biographique "Stupeur de Tremblements". Ce livre
m'a subjugée. De puis ce jour, j'ai dévoré tous ses autres romans... Certains m'ont parfois déçue comme "Le Sabotage Amoureux" ou "Journal d'Hirondelle" mais la plupart m'ont comblée et d'autres
m'ont transcendée comme "Les Combustibles" ou le très psychotique "Cosmétique de l'Ennemi" (qui reste mon préféré).
Je ne pouvais donc pas attendre plus longtemps pour vous proposer une petite présentation de ma
romancière préférée:

Fille de l'ambassadeur et écrivain belge Patrick Nothomb, Amélie Nothomb est née au Japon, dans la ville de Kobé, le 13 août 1967.
Profondément imprégnée par la culture nippone, celle-ci peut en effet se vanter d'être parfaitement bilingue dès l'âge de cinq ans. La jeune fille passe son enfance à suivre son père, de la Chine
à la Birmanie en passant par New York ; une destinée d'expatriée et un sentiment de solitude qui l'incitent, petit à petit, à se replier sur elle-même.
Le débarquement en Belgique à l'âge de 17 ans, dans la patrie familiale, amplifie encore son mal-être. Se sentant rejetée dans sa nouvelle
université où elle poursuit des études gréco-latines, elle découvre une culture et un mode de vie occidentaux qui lui avaient alors totalement échappés ; le choc est
brutal.

C'est à partir de cette période qu'Amélie Nothomb commence à écrire, sans prétendre toutefois encore pouvoir vivre de sa plume. Elle continue en effet à chercher sa voie professionnelle, ce qui
l'amène à retourner quelques temps au Japon. Auteur déjà de plus d'une vingtaine de manuscrits personnels, Amélie Nothomb décide de se lancer et publie à 25 ans son premier roman, Hygiène de
l'assassin (1992), qui marque également son premier succès.
Véritable phénomène littéraire, la jeune femme enchaîne les publications à raison d'un livre par an, qui connaissent tous une
impressionnante carrière commerciale. Le public apprécie le style romanesque et décalé de la jeune femme, toujours accompagné d'un humour subtil, mais qui le place directement face à ses pulsions
intérieures. Parfois autobiographiques (Métaphysique des tubes) ou purement fictionnels (Les Catilinaires), ses romans sont nourris d'expériences personnelles mais qui
pourraient être partager par tous.
Pour ne rien gâcher, l'excentricité de l'écrivain en font une invitée privilégiée des médias, la jeune femme n'hésitant pas à arborer des chapeaux extravagants ou un maquillage vif. Elle
accompagne parfois ses prestations de quelques phrases percutantes, comme lors de l'émission Apostrophes où elle avait révélé à Bernard Pivot qu'elle se délectait de fruits pourris.
1999 marque un tournant dans la carrière de la jeune femme. Déjà en raison de son triomphe (plus de 500 000
exemplaires vendus, son plus gros succès actuel, couronné par le Grand prix du roman de l'Académie Française), mais aussi vis-à-vis de la perception de son métier d'écrivain. Plus sage, plus
discrète, Amélie Nothomb se défend dès lors d'une certaine extravagance passée et fuit les médias hors-période de promotion. Celle-ci préfère désormais se concentrer sur son travail (au moins
quatre heures par jour, et ce dès quatre heures du matin) et partir sur les routes à la rencontre de ses lecteurs.
Ses livres sont parfois transposés au cinéma, comme Hygiène de l'assassin en 1998 et Stupeur et tremblements en 2003, et pour lequel Sylvie Testud reçoit le César de la
Meilleure actrice. Il faudra patienter pour connaître le successeur de son dernier roman, mais on peut d'ores et déjà vous dire qu'Amélie est à la tache. En effet, Amélie
Nothomb écrit environ trois livres par an, mais décide à chaque fois de n'en publier qu'un seul. Et de disparaître à nouveau ensuite...
Quelques extraits des romans d'Amélie San:
"L’amour n’est pas la spécialité des humains." - Mercure
"Le silence est plus tapageur que tout." - Mercure
"A quoi serviraient les morts, sinon à aimer les vivants davantage ?" - Mercure
"Pourquoi est-il impossible de faire du bien à quelqu’un sans lui faire de mal ? Pourquoi est-il impossible d’aimer quelqu’un sans le détruire ?" - Mercure
"Je juge les actes à l'aune de la jouissance qu'ils donnent. L'extase voluptueuse est le but souverain de l'existence." - Cosmétique de l’ennemi
"C'est drôle ce besoin qu'ont les gens d'accuser les autres d'avoir gâché leur existence. Alors qu'ils y parviennent si bien eux-mêmes, sans l'aide de quiconque." - Cosmétique de
l’ennemi
"Le silence est la plus belle preuve de l’amour." - Péplum
"La planète fourmille de criminels qui fuient leur châtiment." - Cosmétique de l’ennemi
"L’amour : c’est une maladie qui rend mauvais. Dès que l’on aime vraiment quelqu’un, on ne peut s’empêcher de lui nuire, même et surtout si l’on veut le rendre heureux." - Mercure
"On n’a rien inventé de mieux que la bêtise pour se croire intelligent." - Métaphysique des tubes
"Le seul mauvais choix est l’absence de choix." - Métaphysique des tubes
"Les amis sont les meilleurs traîtres en puissance." - Métaphysique des tubes

pour en savoir + : http://www.amelienothomb.fr/
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