Mercredi 9 avril 2008

Quelle joie de retrouver cette fine équipe dix ans plus tard!

J'avoue que je suis allée voir le film avec une certaine appréhension (suite à de nombreuses critiques négatives) mais je suis resortie de la salle enchantée. Bien-sûr, il ne s'agit pas du film de l'année, les fous rires sont moins nombreux que pour "Bienvenue chez les Cht'is" (le film du moment) mais je me suis laissée porter par le récit sans
jamais me lasser. Beaucoup de sourires qui m'ont fait passer un agréable moment.
Il ne s'agit pas réellement d'une suite au premier opus mais plutôt de retrouvailles entre les protagonistes et ... ces retrouvailles sont sympathiques!

Très belle équipe d'acteurs. Une Karin Viard très en forme et un Benoit Poelvoorde qui nous joue Monsieur Manatane à St Tropez.

Ma scène préférée (la plus drôle): lorsque Benoît Poelvoorde demande à Miguel "Tu la vois celle-ci?" et le frappe par surprise avec l'autre main!

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Mercredi 9 avril 2008




 Les Randonneurs à Saint-Tropez - Benoît Poelvoorde, Philippe Harel, Karin Viard, Vincent Elbaz et Géraldine Pailhas

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Mardi 8 avril 2008


promo du film "Les Randonneurs à St Tropez"
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Lundi 7 avril 2008

                        

Le clip a été réalisé par Arnaud Delord, Caleb Krivoshey et Frank Seiler.
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Lundi 7 avril 2008


What is the architect doing?
He is by the riverside

What is he thinking out there?
He is committing egoside

Now isn’t that a strange thing?
Well to him it feels just

Well we guess a person’s gotta do,
What a person feels he must

He said:
I won’t throw myself from the pier
I’m gonna go home and shut up for a year
And when that year is over I’ll reappear
And have a solution
I’ve reason to believe that what I find
Is gonna change the face of human kind
And all these years before well I was blind
That’s my conclusion

Cause I’m the architect

Now the man has understood
That outer space is overrated
About all the problems on this earth we should
Worry now to solve them later

And so he’s brooding and alluding on a perfect design
He thinks that working on behalf of himself is a crime

He flashes out by the water, a view so divine
He’s the architect of his own fate, a man in his prime

He said:
I won’t throw myself from the pier
I’m gonna go home and shut up for a year
And when that year is over I’ll reappear
And have a solution
I’ve reason to believe that what I find
Is gonna change the face of human kind
And all these years before well I was blind
That’s my conclusion

Cause I’m the architect

And so he drew himself a pentagon
Thinking it through a geodesic dome
From the coast of Tahiti, to the hills of Rome
Step aside cause the man will take the Nobel prize home

He said:
I won’t throw myself from the pier
I’m gonna go home and shut up for a year
And when that year is over I’ll reappear
And have a solution
Now if these aspirations bother you
Well you are just you, you don’t have a clue

I’m sticking to the plan I will see it through
Let there be no confusion

Cause I’m the architect

                                                                                         Words: Tom Barman - Music: dEUS

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Lundi 7 avril 2008

Le dôme géodésique de la Biosphère sur l'île Sainte-Hélène Cette chanson ne fait pas référence à Dieu (vous savez celui qui est, pour certains, le créateur de l'univers) mais parle d'un véritable architecte, nommé Richard Buckminster Fuller.

Richard Buckminster Fuller, né en 1895, était un architecte, designer, inventeur et écrivain américain, créateur entre autres du concept du dome géodésique.

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Dimanche 6 avril 2008

Aucun coup de coeur artistique à vous présenter cette semaine. Je ne résiste donc pas à la tentation de rédiger un petit article sur mon pêcher mignon (m'enfin, non, c'est pas la bière): le chocolat.

*Attention: cet article est déconseillé aux âmes sensibles (qui comme moi sont abonnées au régime). Certaines images peuvent heurter certains lecteurs...


La fabuleuse histoire du chocolat


Christophe Colomb découvrit le chocolat au nouveau monde. En effet, les Aztèques consommaient le chocolat bien avant tout le monde sous la forme d'une boisson amère à base de graines de cacao grillées et d'épices. Rien à voir avec le chocolat que nous connaissons actuellement, à tel point que les conquistadores la trouvaient imbuvable.
Malgré tout, chez les Aztèques cette boisson sacrée était tellement appréciée que seuls les gens riches en consommaient. Les graines de cacao étaient aussi utilisées comme monnaie par les indigènes. Aussi, les conquistadores ne virent initialement dans le cacao qu'un moyen d'échange pour obtenir de l'or.

                                     
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Grâce à l'ajout de sucre de canne, le cacao devint une boisson très appréciée par la noblesse européenne. A cette époque, les médecins prescrivaient le chocolat pour soigner certaines maladies.
Le secret de fabrication du chocolat fut jalousement gardé par le milieu aristocratique espagnol. Malgré tout, le succès de cette boisson traversa les frontières d'Europe. Chaque pays allait l'apprécier et l'accommoder suivant son tempérament et ses affinités nationnales.

Dès le début de son histoire en Belgique, le chocolat a eu la vocation de se faire offrir. C'est en 1912 que la confiserie belge inventa la "praline" tel que nous la connaissons aujourd'hui, une bouchée de chocolat fourrée qui répondait parfaitement à cette vocation.
Pour préserver la délicatesse des ces fines pralines, un emballage spécial fût breveté sous le nom de "ballotin". Depuis lors, orné de ses plus beaux attributs, le ballotin de pralines devint le cadeau idéal à offrir en toute circonstance.

                              Belgium - ballotin of pralines

De la fêve de cacao à la praline

Le chocolat est préparé à partir de fèves de cacao qui se trouvent dans la cabosse, fruit du cacaoyer cultivé principalement dans les pays équatoriaux.

Après la récolte, les fèves sont séchées au soleil puis expédiées aux chocolateries pour subir les transformations nécessaires.

Les fèves sont torréfiées et broyées pour obtenir la poudre de cacao.
Elles sont aussi pressées pour former le beurre de cacao.

Le chocolat est obtenu par le mélange de la poudre et du beurre de cacao et l'ajout de lait et de sucre.
La proportion de chaque élément déterminera la couleur du chocolat :

- le chocolat noir ou fondant peut contenir jusqu'à 70 % de cacao;
- le chocolat au lait contient une part importante de poudre de lait;
- le chocolat blanc ne gardera du cacao que son beurre ajoutté au sucre et lait en poudre

                     

Les chocolatiers prennent le plus grand soin à choisir les meilleurs cacaos ainsi que les ingrédients les plus fins pour constituer le fourrage de la praline.
La qualité du chocolat est déterminée par le choix des fèves de cacao et le dosage des ingrédients qui lui donneront toutes ses caractéristiques (son parfum, son toucher, sa couleur, ...).
On trouvera donc différents type de chocolats:

- le chocolat noir (cacao, beurre de cacao, sucre);
- le chocolat au lait (cacao, beurre de cacao, sucre et lait);
- le chocolat blanc (beurre de cacao, sucre et lait);
- le chocolat auquel on peut ajouter des noisettes, du riz soufflé, des raisins, du nougat, etc.
- le chocolat fourré : aux fruits, à la pâte d’amande, à la nougatine, au massepain, etc.

L'artisan fabrique les pralines en grande partie à la main, surtout au niveau de la décoration. Chacune de ses créations reçoit une touche personnelle, fruit de sa longue expérience pour devenir un article unique, la praline.
Celle-ci devra suivre les circuits de distribution avant de prendre sa place, au sein de la gastronomie, parmi les produits de luxe les plus convoités.

La Belgique et le chocolat

Le chocolat belge est connu dans le monde entier. Allié au savoir-faire de nos maîtres-chocolatiers, il constitue l'un des symboles de la qualité belge dans le monde.

Sa réputation est certainement due à une tradition née d'une législation sévère en matière de fabrication. Ainsi, même depuis qu'une directive européenne autorise l'utilisation de 5% de matières grasses végétales autres que le beurre de cacao, la plupart des chocolatiers artisanaux reste fidèle au "100 % beurre de cacao". Un label, appelé "ambao", a même été créé pour défendre cette qualité.


                    

Le chocolat fait pratiquement partie de l'identité nationale belge. La plupart des Belges entretenaient par exemple de vrais liens affectifs avec le "Côte d'Or" et son éléphant, du nom du magasin créé à Bruxelles par Charles Neuhaus en 1883, et qui incarna longtemps les rêves africains de générations entières naviguant en songe vers la Côte d'Or (le Ghana actuel). Mais ces grandes firmes comme par exemple Callebaut, qui ont fait la renommée du chocolat belge, ont depuis lors été intégrées dans des sociétés transnationales aux recettes planétaires. Toutefois, de nombreux chocolatiers (par exemple Galler, Guylian, Godiva, Leonidas, Marcolini, Corné, Jacques) ont réussi à maintenir le niveau de qualité exceptionnel du chocolat belge et à en faire profiter le monde entier.

Parmi les spécialités belges qui ont le plus voyagé, il y a certainement la "praline" : il s'agit de bouchées au chocolat fourré. Elles ont été inventées en 1912 par Jean Neuhaus. Aujourd'hui, les pralines se déclinent par centaines. On les classe même par familles : il y a notamment les manons, celles à la crême fraîche, les pralinés, au massepain, à la liqueur ou encore les truffes. Pour en préserver la délicatesse, un emballage spécial fût même breveté sous le nom de "ballotin". Depuis lors, les "ballotins de pralines" parcourent le monde.


Quelques chocolatiers belges:


              
  Côte d'Or                                        Galler                                   Neuhaus

                                        Léonidas                                       Marcolini

                 Guylian                                       Godiva                                       Corné


et je terminerai par une spécialité de ma région: la Gayette de Charleroi (Truffe pur beurre, enrobée de chocolat fondant et roulée dans du sucre candi. La gayette porte le nom des morceaux de charbon que les mines rétribuaient à leurs ouvriers. Ces pralines sont présentées dans un wagonnet)

                                             

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Samedi 5 avril 2008

"Je prends tout sur moi", assure l'acteur qui tourne "La Guerre des Miss" dans le Doubs, et est à l'affiche des "Randonneurs à Saint-Tropez".
"Je n'aime pas me voir dans les films, ça me met mal à l'aise, une fois que c'est fait c'est fait, je n'ai même pas vu Astérix", dit Benoît Pœlvoorde, pendant que son petit chien Billy Bob, son "royal canin", le mordille. L'acteur belge tourne actuellement en Franche-Comté, dans les villages de Vuillafans et Montgesoye (Doubs), un film de Patrice Leconte, "La Guerre des Miss". Il est aussi à l'affiche des "Randonneurs à Saint-Tropez", film de Philippe Harel (sortie le 9 avril), où l'on retrouve la bande (Karin Viard, Géraldine Pailhas, Vincent Elbaz...) dix ans après leur virée en Corse.

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Comment se sont passées les retrouvailles avec les Randonneurs et votre personnage Eric ?
Je m'étais demandé comment Philippe Harel allait me faire revenir, parce qu'Éric est tellement con, on le déteste tellement à la fin du premier film, je ne les voyais pas retomber dans le panneau avec ce connard, c'est toujours le même, il n'y a pas de doute. Mais se retrouver dix ans plus tard c'était amusant, très gai, on était tous ensemble, ça me plaisait.

Et tourner à Saint-Tropez ?
Déjà la montagne m'angoissait, mais alors Saint-Tropez, je peux pas vous dire... c'est minuscule et il y a un milliard de gens, c'est une ville incroyable ; ça m'a angoissé, donc je suis resté à l'hôtel et sur le bateau. Tu as l'air d'un con sur un bateau à quai, tout le monde te regarde, c'est vraiment la vie à Saint-Tropez, ils louent des bateaux et naviguent pas avec ! Je ne suis jamais sorti, la seule fois où je suis sorti, j'ai été flashé par Voici.

Vous ne passeriez donc pas vos vacances là-bas ?
Je ne pourrais pas, il y a trop de monde, il y a un côté complètement surréaliste, je n'y avais jamais mis les pieds, je n'en revenais pas, le moindre verre d'eau gazeuse coûte 50€. Je déteste voyager, je ne prends jamais de vacances, dès que j'ai fini de tourner je rentre chez moi, je n'ai aucune curiosité touristique. On a tourné en mai-juin, juste avant que débarquent les touristes, mais c'est quelque chose, il faut le voir pour le croire, tout ce qui est dans le film est encore en dessous.

Où en êtes-vous de votre dépression, que vous aviez évoqué il y a quelques mois ?
Comme tout le monde, je la soigne, je la traite. J'essaye d'aborder le moins possible le sujet ; je ne vais pas me faire un t-shirt avec : Je suis dépressif. Ce qui est très touchant, après mon passage chez Fogiel qui m'a mis à nu en direct, les gens ont été assez émus, je n'ai jamais autant reçu de courrier de ma vie, des lettres de solidarité, des témoignages d'affection, de gens qui s'en sont sortis, qui m'ont offert des livres, dont un qui s'appelle Les avantages de la dépression, parce qu'il y en a, je ne l'ai pas encore lu. Dans dix ans, ce ne sera plus le tabac la cause principale du déficit de la sécurité sociale mais les dépressions nerveuses et le stress au travail. En fait j'avais fait un pétage de câble parce que j'avais trop tourné, je suis trop perfectionniste, je prends tout sur moi.

Vous aviez commencé l'écriture d'un spectacle, est-il terminé ?
C'était une thérapie pour moi de travailler, c'est un spectacle que je vais jouer exclusivement en Belgique, parce qu'en France ils ne sont pas préparés, je vais me faire lapider. C'est un spectacle sur le bien et le mal, ce sera sérieux et en même temps assez drôle parce que je le tourne de manière à ce que les gens se disent qu'on l'a tous vécu. Où est-ce qu'on se situe dans une société sans Dieu, par exemple, puisque c'est Dieu qui définit ce qui est bien ou mal. Il y a plein de sujets tabous, on est dans une société tellement consensuelle, énervante, agaçante, même dans le cinéma, on ne peut plus rien faire, plus rien dire, je n'en peux plus. Tout le monde est d'accord pour dire que ça va mal, mais personne ne le dit à voix haute, j'ai vraiment envie de gueuler, allons-y, faisons un spectacle où on va bien rentrer dans le lard. 

                                                               Propos recueillis par Patrick Tardit pour img301/4217/logoestrpublicainis7.gif

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Vendredi 4 avril 2008

Dix ans après "Les Randonneurs", film culte des recalés du sac à dos, Philippe Harel récidive avec la même bande d'acteurs... et de copains. Cette fois-ci, on quitte le GR20 pour St Tropez et ses charmes. Pour en parler, l'heureux réalisateur et troi de ses joyeux drilles se donnent la réplique. Désopilant !

Vous voici donc réunis, onze ans après, à la mer, et non à la montagne. Et vous « randonnez » assez peu, à Saint-Tropez…
Karin Viard: Un aveu : on n’a jamais fait de randonnée, même dans le premier film.
Vincent Elbaz:  On était tout le temps en hélico et jamais en montagne…
Benoît Poelvoorde: Karin, si, une seule fois. Dans la scène où elle doit arriver essoufflée comme une malade, elle nous l’a jouée Actors Studio, et, pour faire sa De Niro, elle a très inutilement chargé son sac de cailloux avant de grimper…
Vincent Elbaz: Quelquefois, cette perfectionniste prenait son élan pour remonter la pente. Nous, jamais.

Pour Les Randonneurs à Saint-Tropez, la gentille Cora s’est muée en garce assez folle de son corps…
Benoît Poelvoorde: Ce n’est pas fini. Dans le prochain, elle tiendra un bar louche en Suisse. – Vous rêviez d’un rôle de fofolle un peu nympho ?
Karin Viard: Ah oui ! Mais moi, tout me va, du moment que cela me fait rire.
Benoît Poelvoorde: Tu as beaucoup joué avec ton corps sur celui-ci. Nous, on la connaît dans la vie, alors cela ne nous a pas étonnés. C’est une cavaleuse, Karin.
Philippe Harel: Il faut la voir dans ses premiers films…
Benoît Poelvoorde: Elle est en pleine maturité sexuelle, et cela fait plaisir à voir !

                                                      Randonneur_groupe

En tout cas, vous sortez en beauté d’une série de personnages désespérés…
Karin Viard:C’est vrai. J’avais notamment une robe en daim à franges très amusante, la robe de Pocahontas.
Benoît Poelvoorde: Moi, je l’ai trouvée très désirable, et d’ailleurs je ne cache pas mon attirance dans le film.
Karin Viard: Je porte des vêtements hallucinants, des balconnets, des jupes fendues. Ce sont les canons de la bimbo de Saint-Tropez. C’est une composition, je ne m’habille pas comme ça dans la vie.

Cora, qui quitte son mari et le trompe, n’est pas très sympathique dans cet opus…
Philippe Harel: Elle est hystérique, dépressive, elle a des excuses.
Karin Viard: Je quitte mon mari, je lui mens, mais il est pénible. C’est un registre qui n’est pas très convenu, et même un peu cruel. Mais je n’allais pas refaire la gentille. Cette fois, Cora s’affranchit de tout et devient très égoïste. En trois semaines, elle veut rattraper dix ans de dépit amoureux; moi, je ne porte pas de jugement là-dessus.

Elle reste une bonne camarade…
Karin Viard: Non, pas avec sa copine Nadine (Géraldine Pailhas), à qui elle fait un coup pendable, mais je la trouve plutôt sympathique.
Vincent Elbaz: Moi aussi, je l’aime bien.
Benoît Poelvoorde: Oui, elle est « aux fraises », comme ces filles qui crient « Je suis heureuse ! » vingt fois par jour. Ce sont des maniaco-dépressives, en réalité.

Le plus sympathique de la bande, celui qui est toujours partant, c’est Mathieu…
Vincent Elbaz: Ah non, il n’est pas le plus sympa mais le plus heureux, oui. C’est un type qui a deux ans et demi d’âge mental et qui est resté fixé au stade oral « pipi-caca-popo ».

Comme dans "les Randonneurs I"?
Vincent Elbaz: Non, dans le premier, c’est un ado un peu attardé. Là, il a encore régressé…
Benoît Poelvoorde: Oui, c’est ça, il a un QI de méduse…
Vincent Elbaz: Il a à peine conscience d’exister. Il touche, il goûte, il jette. Il nage dans le bonheur mais il n’y a rien qui l’anime, à part ses pulsions à lui.

C’est tout de même lui qui cimente la bande…
Philippe Harel: Oui, c’est le plus gentil, mais il vit sous tutelle de son frère, Louis, que j’interprète. Ils travaillent et vivent ensemble.

Le succès des Randonneurs est lié au phénomène de groupe. Le public raffole des copains à l’écran…
Karin Viard: Oui, les randonneurs, c’est ce groupe et aucun autre. Cela n’aurait pas de sens sans ces cinq acteurs-là. La bande fonctionne absolument, à la vie et à l’écran. Au premier jour de tournage, on se retrouve comme si on s’était quittés la veille. Il y a une cohérence incroyable et un charme un peu miraculeux. La féminité de Géraldine n’est pas la même que la mienne, mais les deux sont complémentaires. Idem pour les trois hommes en présence.
Vincent Elbaz: Il y a des acteurs avec qui on communique mieux qu’avec d’autres. Après, comme dans tous les groupes, il peut y avoir des tensions.

Une vraie amitié vous lie ?
Benoît Poelvoorde: Oui, je pense. Dans le premier film, Philippe a fait, avec des gens tout à fait différents, un casting formidable qui aurait pu être improbable. En fait, on s’est très bien entendus parce que nous sommes complémentaires. On s’apporte des trucs mutuellement.
Karin Viard: On peut parfois jouer un couple à l’écran sans que cela fonctionne s’il n’y a pas le même rythme, la même respiration. Là, tous les cinq, on est en osmose.
Vincent Elbaz: Par ailleurs, tourner sur un yacht pendant quinze jours est assez périlleux. Si vous en avez assez des autres, vous ne pouvez pas vous jeter à l’eau…

Qui est le boute-en-train de l’équipe ?
Benoît Poelvoorde: C’est rarement Philippe Harel, en tout cas. Nous, on l’appelle « Sœur Sourire »…
Vincent Elbaz: Oui, mais Philippe, il est plus heureux qu’il y a dix ans.
Benoît Poelvoorde: Certes, mais il partait de très loin, il avait de la marge. Et c’est toujours pas « Il y a de la joie » non-stop.
Karin Viard: Arracher un rire à Philippe, voilà le challenge !

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Vos personnages ont terriblement changé…
Benoît Poelvoorde: Moi, je suis passé de crétin à super crétin. Tu sens que cet ex-guide s’est fait quitter par sa femme, qu’il ne paie pas sa pension alimentaire, qu’il voit ses gosses une fois tous les huit mois. Il s’en tamponne de sa famille, c’est un petit escroc sans envergure.

Philippe Harel, vous l’avez chargé, ce guide. La jeune Cora est devenue infréquentable, et vous avez rendu débile le personnage de Vincent Elbaz…
Philippe Harel: Non, pas «débile». Le terme scientifique, c’est « pervers polymorphe ».

La présence de Karin Viard et de Géraldine Pailhas équilibrait-elle ce groupe majoritairement masculin?
Benoît Poelvoorde: Vous savez, des filles, il y en avait plein le plateau.
Vincent Elbaz: Même à Saint-Tropez, il y en a des tas…
Benoît Poelvoorde: En revanche, quand on a tourné avec Philippe Harel Le Vélo de Ghislain Lambert, je ne dis pas… Il n’y avait que des mecs, trop de testostérone, et cela sentait le vestiaire de garçons. Je ne déteste pas une présence féminine appuyée sur un tournage, il est vrai.

La présence de Karin Viard et de Géraldine Pailhas équilibrait-elle ce groupe majoritairement masculin?
Benoît Poelvoorde: Vous savez, des filles, il y en avait plein le plateau.
incent Elbaz: Même à Saint-Tropez, il y en a des tas…
Benoît Poelvoorde: En revanche, quand on a tourné avec Philippe Harel Le Vélo de Ghislain Lambert, je ne dis pas… Il n’y avait que des mecs, trop de testostérone, et cela sentait le vestiaire de garçons. Je ne déteste pas une présence féminine appuyée sur un tournage, il est vrai.
Vincent Elbaz: Pour ma part, Benoît en Bikini ou Karin en short, c’est pareil. Je suis un professionnel, j’envoie mes répliques.

Géraldine Pailhas est-elle la plus réservée du groupe ?
Philippe Harel: Elle est très gracieuse, élégante, et en même temps elle a un côté « bon copain », androgyne, qui est le contraire de son personnage.

Jouer un salaud, c’est amusant ?
Benoît Poelvoorde: J’adore. J’en aurais même fait davantage si Philippe me l’avait autorisé.

Comment fait-on pour calmer Benoît Poelvoorde ?
Philippe Harel: Ben… on le jette à l’eau…
Benoît Poelvoorde: Parlons d’eau !! Celui qui crève de trouille dès qu’il y est, qui ne sait pas nager et qui crie «Coupez! » au bout d’une minute, c’est Philippe Harel. « Venez me chercher, là maintenant. Remontez-moi, remontez-moi ! » En montagne, c’était pareil, il ne voulait pas descendre de l’hélico tant il pétochait.
Philippe Harel: Ce qui prouve que j’ai du mérite de faire ces films périlleux.
Benoît Poelvoorde: Si vous saviez le temps qu’on perd avec lui !
Vincent Elbaz: Soyons honnêtes. Les aventures que vivent les randonneurs restent un peu médiocres, un peu bidon. Dans le premier film, on s’est quand même égarés à deux cents mètres de l’autoroute.

Y aura-t-il des "Randonneurs III", comme il y a eu des "Bronzés III"?
Philippe Harel: Non, nous, c’est « le bronzé du pauvre ».
Benoît Poelvoorde: Chaque fois que « les Randonneurs » passent à la télé, c’est un carton. Les gens adorent cette bande. J’ajoute que tous ceux qui sont allés à Saint-Tropez se retrouvent dans le parcours obligé : embouteillages pour arriver en ville, balade devant les yachts, re-bouchons pour quitter Saint-Trop’.

Ce fut une belle aventure ?
Benoît Poelvoorde: Oui, sauf que Karin nous a continuellement imposé sa plénitude sexuelle.
Vincent Elbaz: Par moments, j’en étais gêné. Vous arrivez, vous êtes un jeune acteur, et elle vous fait des avances, des remarques sexistes.
Benoît Poelvoorde: Sur le tournage, c’était le scandale. Des pétitions ont circulé…

Pour conclure, qu’est-ce qu’un réalisateur ne peut pas faire faire à Benoît Poelvoorde ?
Philippe Harel: Une seule chose : lui demander de passer en silence dans le fond du cadre.

                                                  Propos recueillis par Élisabeth Gouslan pour
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Jeudi 3 avril 2008

Après le film de Patrick Leconte "la guerre des Miss", Benoit Poelvoorde enchainera avec "Signé Dumas". Il donnera la réplique à  Gérard Depardieu dans ce film réalisé par Safy Nebbou.

Synopsis: Février 1848, Alexandre Dumas est à son apogée. Il s'est retiré quelques jours dans l'immense château qu'il fait construire à grands frais. Là, il travaille avec son collaborateur Auguste Maquet. Si c’est Dumas qui signe, la besogne abattue par Maquet est colossale. Pourtant, depuis dix ans, il est resté dans l’ombre du grand homme et n’a jamais contesté sa suprématie. Ils forment un couple, liés par un intérêt commun: le travail. Mais ce couple, en dépit des apparences, est bien plus complexe qu'on ne le croit. Car, quand éclate une querelle entre les deux hommes, une question cruciale se pose : quelle est la part exacte de l'un et de l'autre dans cette grande réussite? Lequel des deux est le père de d'Artagnan et de Monte-Cristo? Bref: qui est l’auteur? Leur relation, si paisible jusqu'ici, passe de l'alliance au doute, hésite, puis bascule dans l'affrontement, alors que non loin de là, à Paris, se prépare une révolution qui scellera définitivement le sort de la monarchie…

C'est prometteur! 

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Courte présentation

  • benetom
  • : Carine
  • : Femme
  • : 27/10/1975
  • : Belgique Fleurus
  • : Tom Barman est à la Flandre ce que Benoit Poelvoorde est à la Wallonie. A eux deux, ils personnifient la Belgique attitude!

"La pudeur est dans ce que l'on regarde plus que dans ce que l'on montre." (Benoit Poelvoorde)
 
Concert de dEUS

"La Belgique est notre vantage point, c'est géographiquement et philosophiquement un pays inspirant" (Tom Barman)


DEJA cialis 7menshealth VISITEURS

Mes Coups de Coeur

  Artistes
    -> André Manoukian
    -> Amélie Nothomb
    -> Benjamin Biolay
    -> Louis de Funès
    -> Tom Hanks
 
Cinéma
    ->
bienvenue chez les Ch'tis de Dany Boon
  Lectures
    -> desperate belgium de Pierre Kroll
    ->
la mécanique des fluides d'André Manoukian
    -> cosmétique de l'ennemi d'Amélie Nothomb
    -> marley et moi de John Grogan
    -> une vie de Guy de Maupassant
  Musique
    -> molecule de Sharko
    ->
vous êtes ici de Saule
  Concerts
    ->
dEUS à l'Eden de Charleroi
    -> Arno à l'Eden de Charleroi
    -> Hooverphonic en concert au théatre de Namur
  Philosophie
    -> 
athéisme et libre pensée
  Folklore
    ->
le carnaval de Binche
  Gastronomie
    ->
le chocolat belge

voir aussi:


le site officiel de Benoit Poelvoorde
réalisé par Vincent Fockedey:
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le blog non officiel de dEUS
réalisé par Denis
  dEUS-fr, le premier blog francophone du belge dEUS

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