Samedi 29 septembre 2007


Emission "L'Envers de l'Ecran"


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Interview de l'équipe du film "Cow-boy"

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Interview rtbf

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Gala d'ouverture à l'Acinapolis


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Gala d'ouverture à l'Eldorado

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Gala d'ouverture au Caméo

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Samedi 22 septembre 2007
 Benoit Poelvoorde est né le 22 septembre 1964 à Namur en Belgique. Il vit une enfance perturbée par le divorce de ses parents et le décès de son papa. Mais tout jeune, il fait déjà rire son entourage.
A 17 ans, Benoît Poelvoorde se passionne pour le théâtre. Il reçoit deux premiers prix d'interprétation théâtral pour Rue de l'Inquiétude et Règle du Jeu.

                                                          

Benoit Poelvoorde n'est pas vraiment destiné à réaliser une brillante carrière au cinéma. A l'origine, il se destine à travailler dans la publicité. Il est d'ailleurs illustrateur pour la Province de Namur durant un an.

Durant ses études, Benoît rencontre Rémy Belvaux et André Bonzel.
Avec eux , il réalise un court métrage : Pas de C4 pour Daniel-Daniel en 1988. 

Mais c'est avec le caustique C'est arrivé près de chez vous et son rôle de Ben le tueur que le comédien se fait connaître du grand public.
Cette oeuvre, choquante et critiquée à sa sortie en 1992 est devenue culte. Les trois amis remportent un succès inattendu et récoltent de nombreux prix à travers le monde.

                                         

La même année,  Benoît Poelvoorde rencontre son épouse Coralie, à Cannes.
  
Alors qu'il est sollicité de toute part, Benoît va prendre le temps de monter une pièce de théâtre pour prouver son talent d’acteur.
Il joue donc dans Modèle Déposé, monté par Bruno Belvaux (le frère de Rémy), Jean Lambert et lui-même. Il sillonne la Belgique durant trois mois avec cette pièce avant de partir la jouer six mois à Paris.

Suit un passage sur la chaîne Canal Plus, de 1996 à 1998, où ses sketches Jamais au Grand Jamais
et ses chroniques Les Carnets de Monsieur Manatane remportent un franc succès.   

En 1996, Benoît Poelvoorde tourne dans Les Randonneurs de Philippe Harel.
Il y incarne un guide de montagne. Ce sera une réussite au box-office.

Il poursuit ensuite avec un court métrage de son ami Benoît Mariage: Le Signaleur.
En 1999, il renouvèle sa collaboration avec Benoit Mariage dans le long métrage Les Convoyeurs Attendent.
 
                                        

Il enchaîne, en 2000, avec Les Portes de la Gloire de Christian Merret-Palmair, où il enseigne les techniques du porte-à-porte pour vendre des encyclopédies.

Ces rôles de grands cyniques, bêtes et méchants lui conviennent à merveille.

En 2001, il retrouve le réalisateur Philippe Harel  pour Le Vélo de Ghislain Lambert. Il y incarne un coureur cycliste des années Merckx qui recherche désespérément la gloire.

Désormais très populaire, Benoît Poelvoorde reçoit en 2002 le prix Jean Gabin,
récompense attribuée chaque année à un espoir du cinéma.Il est alors contacté pour  un film à gros budget, Le Boulet, dans lequel il donnera la réplique à Gérard Lanvin.

Il enchaîne ensuite, en 2003 dans Rire et Châtiment avec José Garcia.
   


En février 2004, c’est le gros succès grâce au film Podium de Yann Moix, dans lequel, sosie mégalo de
Claude François, le comédien démontre l'étendue de son talent comique et dramatique. 
Benoît Poelvoorde est nominé aux Césars dans la catégorie Meilleur acteur.

                                             

En juillet 2004, sort Atomik Circus avec Vanessa Paradis. En décembre 2004, Benoît Poelvoorde interprète un prof de karaté,  fan de Van Damme, dans Narco avec Zabou Breitman et Guillaume Canet.
La même année, l'acteur belge connaît une nouvelle consécration en rejoignantle jury du 57e Festival de Cannes présidé par Quentin Tarantino.   
 
En 2005, Benoît Poelvoorde s'essaie également à un registre plus dramatique en donnant, dans le thriller intimiste d'Anne Fontaine Entre ses mains, une émotion rare à son personnage de vétérinaire inquiétant.
Benoît est à nouveau nominé aux Césars.
 
Benoît Poelvoorde tient le rôle principal du film de Philippe Le Guay, Du Jour au Lendemain, sorti en mars 2006.
Il tourne également sous la direction de Nicole Garcia, Selon Charlie, film présenté à Cannes.  
 
Durant l'automne 2005, Benoît Poelvoorde rejoint Benoît Mariage pour une troisième collaboration. Le film Cow-Boy le met dans la peau d'un journaliste en fin de carrière qui souhaite revenir sur le devant de la scène en retrouvant les protagonistes d'une prise d'otage qui a eu lieu vingt-cinq ans auparavant. Le film est sorti dans les salles en décembre 2007 !

                                   
 
Fin 2007, début 2008, épuisé, en pleine dépression, Benoit Poelvoorde assure la promotion des films qu'il vient d'enchaîner: Les Deux Mondes de Daniel Cohen,  Astérix aux Jeux Olympiques (méga production au tournage éprouvant) et Les Randonneurs à St Tropez de Philippe Harel.

En mars 2008, Benoit Poelvoorde a entamé le tournage de La Guerre des Miss de Patrice Lecomte et devrait enchainer dans un film sur Alexandre Dumas en compagnie de Gérard Depardieu.

Depuis peu, Benoît Poelvoorde a envie de remonter sur les planches. Il est en train d'écrire une pièce de théatre ("je vais y venir") qu'il devrait présenter en automne 2008 à Namur.
Un jour peut-être..., Benoit Poelvoorde devrait passer derrière la caméra pour réaliser son propre film  : Les Inutiles.

 Malgré le succès, Benoît Poelvoorde reste lui-même.
La vie de star ne l'intéresse pas. Il reste le Benoît de Namur.  De toute manière, les belges n'aiment pas les gens qui jouent au petit malin !

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voir aussi sa filmographie
 
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Jeudi 20 septembre 2007
En 1980, le jeune Michel Strée détourne un bus scolaire. Son but : hurler son désespoir sur les antennes de la rtbf et attirer l’attention sur les inégalités sociales. A partir de ce fait divers, Benoit Mariage a imaginé une fiction plus vraie que nature : « Cow-Boy ». Benoit Poelvoorde et François Damiens (les acteurs principaux) racontent leur improbable rencontre.
 
Le film « Cow-Boy » s’inspire d’un fait divers belge. C’est pour cette raison que vous l’avez accepté ?
Benoit Poelvoorde : Oui Michel Strée avait pris un bus en otage. Il l’avait braqué afin de dénoncer les injustices sociales sans cesse grandissantes. Or l’indifférence de la société est toujours autant présente de nos jours.
François Damiens : J’ai parlé avec certains otages de l’époque : ils ont vraiment eu peur. Ce long métrage est encore d’actualité car on ne parvient pas à réduire la fracture sociale. Il y a de plus en plus de pauvres et de riches, de moins en moins de gens qui ont juste ce qu’il faut pour vivre. A l’entame de notre vie, nous avons tous des idéaux, mais on se fait happer par la froide réalité. Et nos rêves se brisent toujours.
 
Dites-nous en plus sur vos rôles respectifs.
BP : J’incarne un journaliste de télé nommé Piron qui est au placard et qui pense avoir une idée de génie en réalisant un documentaire sur un fait divers qui s’est réellement passé en Belgique dans les années 1980. Un homme qui se prend au sérieux mais qui, en définitive, se rend compte qu’il a tout raté, Il ne s’entend pas vraiment bien avec les gens. Et surtout pas avec François.
FD : J’incarne le caméraman. Dès la première scène, vous verrez que ça ne colle pas entre nous. Le contraire de la réalité en somme.
 
Votre réaction en apprenant que vous alliez tourner ensemble ?
BP : Ca m’a fait très plaisir. J’avais déjà rencontré François à l’avant première de « Podium ». Tout de suite, nous avons été sur la même longueur d’ondes… Il faut dire qu’on était bien pétés ce soir-là ! Ca, c’est l’un de nos points communs. Il m’a fait beaucoup rire. Je lui ai dit tout le bien que je pensais de lui. Il possède un truc génial : il aime vraiment les gens. Ca se sent dans la manière de les observer. Ce n’est pas du voyeurisme, mais de l’amour au sens large.
FD : Moi aussi, j’étais super content. Malgré son statut professionnel, je n’ai eu aucune appréhension à me retrouver face à lui. Au contraire, c’est la personne avec laquelle j’avais le plus envie de tourner. Je me retrouve dans son humour. Il n’a même pas un côté impressionnant parce qu’il fait ce qu’il faut pour que tout se passe bien.
 
Lequel des deux a fait le premier pas vers l’autre ?
BP : François est venu me voir. A l’époque, il faisait une blague qui consistait à rencontrer un mec et à lui déclarer : « J’aimerais bien être toi ! » Là, je me suis dit : « Ce type est fou. » Mais je ne savais évidemment pas que c’était un gag.
FD : Benoît m’avait complètement bluffer par son jeu d’acteur et de chanteur. A près l’avant-première, j’ai participé à une soirée bien arrosée pour pouvoir lui parler. J’ai tellement attendu que c’est finalement lui qui est venu vers moi. Je l’observais depuis deux heures. Je lui ai alors balancé que j’avais envie d’être lui. Il m’a pris pour un débile ; mais il était 5h du mat’…

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Benoît, auriez-vous aimé faire des caméras cachées comme votre acolyte ?
Oui, mais je n’ai pas autant de talent que L’embrouille. Il a une force incroyable. Il ose tout. C’est en somme un génie dans son genre. Pour percer dans ce milieu, il faut avoir une répartie effrayante. Sans oublier qu’il est costaud. Faut pas l’ennuyer ! Et pourtant, c’est un grand timide. Moi, j’aurais eu peur de prendre un coup de poing en tournant…
 
François, vous avez connu quelques frayeurs ?
Oui. Un mec a couru derrière moi avec un couteau mais il avait tellement de tables dans le restaurant qu’il lui a été impossible de me rattraper. Plus sérieusement, ce dont j’ai le plus peur, c’est qu’une personne fasse un malaise. Dernièrement, j’ai réalisé une caméra cachée avec une dame âgée qui s’énervait fortement. J’ai stressé quand elle m’a dit qu’elle était cardiaque. Je tenais de la calmer, mais en vain. Plus je tentais de la raisonner, plus elle angoissait… Personnellement, je n’ai jamais craint pour ma vie.
 
Benoît, vous suiviez les exploits de François L’Embrouille ?
Oui, c’est l’un des rares trucs que je regarde sur rtl-tvi. Et c’est l’un des exemples de vraie plus-value que la chaîne apporte. C’est vraiment une émission belge. François est venu de rien et il a fidélisé le public qui se reconnaît en lui. Génial.
 
Comment le trouvez-vous dans ses caméras cachées ? Il exagère parfois un peu, non ?
Pourquoi ? Il est très fort. Deux gags m’ont fait rire aux larmes : quand il a vendu des tickets de bus et quand il avait plein de boutons partout ! La seconde fois, il était vraiment odieux. Et quand il a piégé Bruno Solo, déguisé en flic… Il a aussi arnaqué Jean- Paul Rouve. Dix minutes après, Jean-Paul me téléphonait déjà pour ma raconter sa mésaventure.
 
Vous avez plusieurs points communs. Votre humeur mais aussi votre physique. Vous dites parfois qu’il fut un handicap…
BP : Oui. Comme tous ceux qui ont un corps banal ou limite vilain. Quand on est jeune, ce n’est pas toujours évident à vivre. Heureusement, en vieillissant, vous oubliez. Je n’ai aucun complexe. Je croque la vie à pleines dents. Contrairement à François qui doit absolument porter une queue de cheval pour se faire remarquer…
FD : Je savais qu’il allait la sortir, celle-là ! C’est tellement facile mais vrai… Lorsque vous êtes chauve et que vous vous faites une petite queue de 3 centimètres, il est normal que l’on se demande ce que vous avez dans la tête… Mais je n’ai pas besoin de porter des lunettes pour jouer l’intelligent… Pour ma part je traîne quelques complexes depuis que je suis tout petit, et d’autres qui me sont venus après. J’aimerais bien être plus musclé, avoir plus de cheveux et que mes dents soient plus serrées… 
 
A défaut de l’aspect physique, vous avez mesuré l’effet de votre nom sur les filles ?
BP : Je ne cache pas que je me suis pris beaucoup de râteaux avec elles. Aujourd’hui, c’es plus facile car elles m’approchent souvent avec des idées bien précises, mais je ne suis pas naïf. J’ai 42 ans et, à cet âge-là, on décèle vite les nanas intéressées par votre popularité. Je ne dirais pas que c’est décevant parce que ça fait aussi partie du jeu mais, personnellement, ça ne m’empêche pas de dormir. Je ne me sens pas concerné par ces choses-là. Je suis marié et fidèle. Ceci dit, je suis resté romantique malgré les échecs.
FB : L’hypocrisie se sent immédiatement, mais ce n’est pas pour autant méchant. Les filles qui m’approchent parce que je suis L’Embrouille ne m’énervent pas puisque, comme le dit Benoît, ça fait partie du jeu. En plus, adolescent, je redoutais beaucoup d’être rejeté par les nanas. Tout ceci n’est pas d’actualité puisque je vis avec une femme merveilleuse.

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Votre devise en amour ?
BP : Toujours se dire que ça peut s’arrêter demain.
FD : C’est un éternel recommencement et il faut essayer de zapper la routine.
 
Vous avez un autre point commun : le goût de la fête…
BP : Oui, oui, oui et oui. C’est plutôt le plaisir de partager des instants privilégiés dans des moments tout à fait incongrus. On a parfois terminé des soirées avec un verre dans le nez autour d’une bonne table. Boire un coup entre potes, j’adore ça, surtout quand il s’agit de soirées improvisées. Toutes les fêtes que j’ai prévues, comme les réveillons de Nouvel An, ont toujours été des échecs.
FD : C’est vrai que nous avons partagé quelques solides fiestas sur le tournage. Nous avons fait une guindaille mémorable à Bruges, où ils ont refusé de nous servir à boire à 1 heure du matin. En rentrant à l’hôtel, nous n’avons reçu qu’une tranche de pain avec du fromage blanc. En contrepartie, toute l’équipe a été chercher des bouteilles dans son minibar, avec lesquelles nous avons fait une grande pyramide et bonsoir la descente … (rires).
 
Vous avez déjà été accro à l’alcool et aux jeux ?
BP : Non. J’aime boire un verre. Et jouer aux cartes avec des amis. Mais de là à devenir alcoolique, il y a une marge. Les alcoolos et les joueurs sont malheureux, croyez-moi. Moi, lorsque je ne me sens pas bien, je cherche refuge dans la solitude. Je n’aime pas être entouré.
FD : Je déteste les jeux. Question boissons, j’aime goûter à tout. Mais, tout comme Benoit, je ne tombe pas dans l’excès si je ne me sens pas bien moralement. Boire alors que votre moral est au plus bas n’arrange pas les choses. Quand je suis au plus mal, j’aime m’entourer des gens que j’aime. Pas pour me donner en spectacle, mais pour être soutenu.
 
L’étiquette d’ « amuseur public » ne vous gonfle-t-elle pas un peu ?
BP : Je ne pense pas l’être. Par contre, je peux être sinistre. Je peux être très chiant. Cela étant, je continue de dire que le rire est une arme magnifique. C’est une défense absolue, même contre soi. La déconne est mon arme. C’est une manière aussi de ne pas me faire emmerder lorsque je suis sur un plateau télé, comme chez Fogiel par exemple. En allant chez lui, vous savez très bien qu’il va vous travailler et vous chercher des poux. Fogiel, c’est du « Voici » en direct mais, au moins, vous connaissez le concept. Ceci dit, il m’arrive de refuser des émissions de télé par rapport à leur éthique douteuse. Je n’ai pas accepté d’aller à la Star Academy, par exemple.
FD : L’étiquette, ça se décolle. Même les plus collantes. J’ai l’impression que je suir le médicament d’une foule de gens, qu’ils se défoulent sur mon compte. Il y a des jours où j’ai plus envie d’écouter que de parler. Dans ce cas, je dis que je suis timide. Ca m’arrange… 

On a rarement vu autant de vulgarité et d’obscénité dans l’humour que de nos jours. Il est aussi bien plus scatologique que par le passé. Un commentaire ?
BP : Le problème du rire, c’est qu’il devrait être étudié comme un orgasme : plus on en parle, moins on l’atteint. Maintenant, l’humour est-il devenu scatologique ? On a toujours parlé de pipi-caca et du zizi. La difficulté, c’est qu’on attribue de moins en moins de poésie au rire. Il est poétique dans la mesure où on le laisse venir comme un coupe-vent. En réalité, ce n’est pas tellement le rire qui devient vulgaire, ce sont les outils que l’on utilise pour amener les gens à lui. Ce que je trouve vulgaire, c’est d’imposer les rires comme les applaudissements sur les plateaux, voire les rires enregistrés que l’on entend dans les sitcoms ! Ca, c’est n’importe quoi.
FD : Tout devient drôle quand on franchit les barrières. Si vous commencez à vous autocensurer, ce n’est plus comique.
 
Dans l’autre sens, ça vous arrive de pleurer… et pas de rire ?
BP : J’adore pleurer mais je n’aime pas que l’on prenne mes sentiments en otage. Et puis, je vous avoue que la dernière fois que j’ai pleuré, c’était de peur. Je suis un peu comme les enfants.
FD : Moi, j’ai pleuré en voyant Benoit dans ce film. Je ne vous baratine pas. La scène est tellement belle. Benoit fait de l’auto-stop. Il entre dans une voiture et s’assied à l’arrière aux cotés d’un enfant. Il le regarde et se dit humblement qu’il a tout raté : vie professionnelle comme sentimentale. Non seulement il a raté son documentaire mais il s’est ridiculisé au sein de sa rédaction. Et, dans cette voiture, il se rend compte qu’il n’a pas de famille, qu’il doit repartir à zéro, qu’il n’a nulle part où aller… C’est une scène tellement vraie et Benoit l’a si bien jouée qu’elle est poignante : on imagine facilement que cela peut nous arriver. 

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Etes-vous dans la vie comme vous êtes à l’écran?
BP : Je préfère qu’on m’accoste avec sincérité ou qu’on me tape dans le dos en disant : « Ca va, toi ? », plutôt que de me faire des courbettes. Je sais bien que le trône où je suis assis est instable et qu’il pourrait basculer en cas de tempête. Je me sens mal à l’aise dans les endroits pince-fesses. Je viens d’une famille populaire et je suis extraverti de nature.
FD : Je préfère un regard franc et un petit signe de l’œil ou de le main que de sentir une bonne tape dans le dos. Et j’ai horreur que l’on m’observe longuement. Ca me gêne. Si j’avais été un peintre ou un sculpteur, j’aurais peut-être été plus extraverti. Mais dans mon cas…
 
Comment votre femme vit-elle votre notoriété ?
BP : Ce n’est pas toujours facile. Parfois, elle en souffre. Elle ne veut pas qu’on la voie parce qu’elle déteste la médiatisation. Elle respecte tout à fait que je sois devenu un homme public, mais elle veut rester discrète. Elle est réservée et timide. Parfois, c’est difficile pour elle de constater que les gens ne lui disent pas bonjour et qu’ils viennent directement chez moi. Même quand je leur dis que je suis accompagné.
FD : Les gens ne se rendent pas compte que notre entourage est souvent mis sur le côté et qu’on ne lui accorde pas d’attention, alors qu’il a une qualité humaine incroyable puisqu’il doit tout accepter. Ma femme ressent clairement quand les gens qui viennent vers moi sont intéressés. J’ai aussi ce petit défaut d’être un peu naïf.
 
Quand votre compagne entend des histoires ou des rumeurs sur votre compte, est-elle mal dans sa peau ?
BP : Oui, ça lui fait mal mais elle gère cette ambiance dans le silence. Logique : votre femme est votre moitié et elle agit un peu comme le ferait votre maman.
FD : J’évite toujours d’aller dans des endroits publics avec ma femme. C’est aussi une façon de la protéger.
 
Benoît, vous avez des rapports tendres avec les enfants. Pourquoi n’êtes-vous pas encore père, alors que François l’est déjà à deux reprises ?
BP : Peut-être parce que j’ai peur de ne pas être à la hauteur ? Je ne me sens pas de taille à être père. Mais je ne sais pas pourquoi. L’avenir ? J’ai vécu quelques années dans un internat. Ca laisse des souvenirs douloureux mais incroyables. Ca m’a surtout laissé le souvenir de la peur et du vide. Par après, je suis retourné chez ma mère et je ne l’ai quittée que pour me marier alors que j’avais 27 ans.
 
Dans votre cas, François, vos enfants sont votre plus grande fierté.
Oui, clairement. Ils sont mes trésors. Je suis tellement fier d’eux. Ils m’occupent sans cesse l’esprit : il faut les élever dans une société inquiétante. Elle me fait déjà peur à moi-même ; alors, imaginez comment je dois me sentir vis-à-vis d’eux. Je les vois comme des êtres fragiles qui vont débarquer dans cet univers gigantesque où tous les pièges sont présents. Je dois les mettre en garde sans trop les couver ou les rendre paranos. Parfois, il m’arrive d’avoir un sentiment de culpabilité vis-à-vis d’eux, de par mon éloignement. Les quitter, c’est un déchirement.
                                                                               Interview: Matt Panozzo pour img64/3289/25548184lc6.jpg 
                                                                               Photos: Gaetan Miclotte
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Samedi 15 septembre 2007

Les studios Spyglass Entertainment, producteurs de "Révélations" (The Insider), "La recrue" et "Mémoires d'une geisha", viennent d'acquérir les droits de remake du film Narco. 

Le long-métrage oNarco.jpegriginal était réalisé par Tristan Aurouet et Gilles Lellouche. Il mettait en scène Guillaume Canet, Zabou Breitman, Benoît Poelvoorde, Guillaume Gallienne, Jean-Pierre Cassel et François Berléand.

Canet interprétait le rôle de Gustave Klopp, un narcoleptique qui s'endormait tout le temps, n'importe où et n'importe comment... Véritable problème pour sa vie professionnelle, cet handicap lui permetait cependant de vivre des aventures inoubliables. À peine endormi, il devenait un super-héros invincible et vengeur...

Pour le moment, le projet est encore à ses balbutiements. On ne sait pas encore qui réalisera ni qui seront les interprètes. Mais vu la notoriété du studio, il risque de bénéficier de gros moyens avec une distribution de premier ordre.

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Mercredi 5 septembre 2007

L'exposition "La Wallonie, + de talents au km2" sest 'installée du 7 septembre au 6 octobre 2007 à Namur à la Galerie du Beffroi. L'exposition itinérante composée de photographies originales de quelque trente personnalités wallonnes de réputation internationale était destinée à promouvoir la Région wallonne.

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Après Paris (novembre 2006), Bruxelles (décembre 2006) et Charleroi (mai 2007), l'exposition a établi ses quartiers d'automne dans la capitale de la Wallonie. Des "talents confirmés" tels que Justine Henin, José Van Dam, Benoît Poelvoorde, Salvatore Adamo, Jean-Pierre Dardenne, Gérard Wathelet, Olivier Rochus, François Duval et bien d'autres ont posé en compagnie d'un "talent en devenir".

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Vendredi 31 août 2007

Un article dans "Le Soir" de ce vendredi 31 août 2007 et un premier regard sur le film tant attendu de Benoît Mariage avec un Benoît Poelvoorde bouleversant.

"Ce film va sans doute surprendre, émouvoir, faire rire, dérouter, interpeller. Car cette œuvre profondémentarticle-dans-le-soir-31-08-2007.jpeg personnelle, qui nous embarque dans une reconstitution de prise d'otages façon « Strip-tease », pour mieux nous cueillir avec des questions existentielles touchant l'intime et le cinéma, est à l'image de son auteur et de son interprète principal, deux quadras qui s'interrogent sur le sens de leur vie. Fragile, en doute, hésitant, confus, fou, désarmant et bouleversant."

"Doit-on tout perdre pour retrouver l'essentiel ? Sur un ton tragi-comique, le cinéaste belge tente une réponse en filmant le naufrage total d'un homme qui n'imagine pas que l'échec peut être salutaire, qui croit qu'il faut briller pour être aimé et qui n'a pas encore compris que la reconnaissance du monde ne vaut en rien celle de ceux qu'on aime."

"Cow-boy peut également être le film des retrouvailles entre Benoît Poelvoorde et Poelvoorde Benoît."


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Jeudi 30 août 2007

 "Benoit Poelvoorde est pareil que moi, sauf qu'il ne l'avoue pas. C'est une grande gueule, il parle fort, balance des vannes sur le plateau, mais il se pose aussi beaucoup de questions. Je l'aime parce qu'il est d'une fragilité sublime."

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Samedi 4 août 2007

Il n'a pas été simple d'interviewer notre Benoit Poelvoorde. Après avoir tourné le film "Cow-Boy" de Benoit Mariage, on le retrouvait en Espagne foulant les plateaux du troisième épisode des aventures d'Astérix. Le voilà ensuite proclamé chef guerrier d'une drôle de tribu d'Afrique du Sud pour le film "Les Deux Mondes". Revenu en Belgique, à peine a-t-il eu e temps de défaire sa valise qu'il est reparti pour la côte d'Azur sur le tournage des "Randonneurs à St Tropez".
Cette folle année de tournage, il ne nous la décrit avec passion...


Tout d'abord, "Les Deux Mondes", de quoi ça parle?
C'est un petit quidam, un restaurateur de tableaux qui, par un concours de circonstances - mais je ne vais pas tout vous expliquer - se retrouve projeté, par un glissement de l'espace-temps, dans un autre monde, il est considéré comme un sauveur, comme un dieu vivant,. Bref, c'est l'histoire d'un mec qui n'est absolument pas préparé à devenir un grand guerrier et il va devoir sauver un monde primitif. Il est dieu dans un monde et peintre dans l'autre. Il passe d'un monde à l'autre sans cesse.

Jouer au sauveur, c'est plutot jubilatoire...
Ca m'a tout de suite plu! Je vais quand même narguer des armées entières. Je ne peux pas tout vous raconter, mais ce film est vraiment bien. En plus, je n'ai pas le physique d'un super héros et pourtant, dans ce film, ils se prosternent tous devant moi. En fait, il s'agit d'une comédie très drôle et très belle car nous étions en Afrique du Sud. C'est très joli là-bas.

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Justement, le soleil en Afrique du Sud, ça vous a réussi?
Le soleil me déteste et je le lui rends bien. J'ai dû me protéger non-stop. Malgré cela, j'ai quand même eu pas mal de coups de soleil. Vous savez qu'il y a un trou dans la couche d'ozone juste au dessus de l'Afrique du Sud. C'est assez grave. Notez que moi, j'y ai vu des gens venus se suicider (rires). J'étais dans un hotel où certains touristes venaient pour bronzer. On avait beau les prévenir, ils restaient au soleil. Mais ce pays est réellement beau. Rien que pour ça, il faut aller voir le film. Il y a des décors remarquables.

Vous n'arrêtez par de voyager et ça a l'air de vous agacer?
Oui parce que je n'aime pas voyager. Je suis désolé pour les gens qui aiment ça mais moi, je n'aime pas le voyage. Non, en fait, je suis angoissé en voyage. L'idée de bouger m'angoisse. Mais je suis bien obligé si je veux travailler. Je ne vais pas me plaindre.

Comment faites-vous alors pour tenir le coup?
Je m'enferme dans mon hôtel et je ne bouge pas. je n'en sors que pour travailler. Vu que je ne regarde pas la télé non plus, je ne fais que lire, manger et dormir. J'ai une vie simple finalement.

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Ici nous sommes à Paris. Vous êtes aussi angoissé?
Non car ici j'ai un petit appartement. Donc, je peux y mettre mes affaires personnelles et je n'ai pas l'impression d'être à l'hôtel. Quitte à ma répèter, mais l'hôtel m'angoisse. Seules deux choses s'offrent à vous dans les hôtels. Ou vous devenez alcoolique parce que vous vous ennuyez vu qu'il n'y a qu'une seule télé. Donc, vous êtes tout le temps au bar.

Vous n'arrêtez pas de tourner en fait?
Oui vous avez raison. Je me suis tapé Astérix. Cinq mois de tournage (il grimace). J'ai fait aussi "Cow-Boy", le film de Benoit Mariage. Ce film-là est magnifique. C'est un vrai film belge splendide. J'invite tout le monde à aller le voir. Je l'ai vu il ny' a pas si longtemps que ça. Il est époustouflant. Benoit Mariage est vraiment quelqu'un qui a du talent. Je suis ressorti de la projection en pleurant. J'ai pleuré en me voyant. C'est incroyable, non?

Vous définissez le film "Les Deux Mondes" comme " Le Seigneur des Anneaux" mis en scène pas Claude Sautet?
Tout à fait! Pour moi, ce film, c'est Claude Sautet dans "Le Seigneur des Anneaux". Mais attention, pas l'inverse (rires).

Dommage car ça pourrait être drôle!
C'est vrai qu'on pourrait tourner une suite super-drôle. Imaginez un peu la tribu dont je suis le maître qui débarque à Paris. Wouaw! Ce sont des barbares quand même. Ils se bouffent entre eux. Ce sont des cannibales.

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Vous avez donc tourné une partie du film en Afrique du Sud et une autre en France...
Ne m'en parlez pas! C'était assez compliqué. Quand je tournais dans l'autre monde, en Afrique du Sud, je le faisais avec d'autres acteurs. C'est comme si j'avais tourné deux films différents. Pendant un mois et demi, j'étais avec ma tribu. J'ai même une femme dans le film là-bas. Et après, j'ai tout recommencé ici à Paris avec d'autres acteurs, une autre femme. C'est très compliqué à expliquer. Les gens ne vont rien comprendre mais bon ...

Qu'est ce qui a été compliqué pour vous pendant ce double tournage?
Les cascades, sans hésitation. En Afrique du Sud, je me suis pété une côte. Et jouer avec une côte cassée, ce n'est pas rien. Dans ce film, je n'arrête pas de courrir et de hurler. Je me suis pris un gadin à fond de balle. Tu me vois disparaître du cadre et tu sens que je me suis fait super-mal.

Vous n'aviez pas de doublure cascade?
Non parce que la production n'a trouvé personne qui courait comme moi. En fait, vous devez savoir que j'ai une bête gueule quand je cours. Et ma doublure n'a jamais réussi à m'imiter parfaitement. Finalement, la production a bien fait de ne pas me remplacer ...
 

                                                            Interview: Nicolas Buytaers pour  img213/4839/lesoirmagazinees4.jpg

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Jeudi 2 août 2007

Voilà, je viens de créer ce blog, ce 2 août 2007!

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J'espère avoir plus de chance et moins de malveillances que pour le précédent.

Petit changement: ce blog ne sera plus uniquement consacré à Benoit Poelvoorde mais également à Tom Barman (d'où le titre "Benetom").

D'autres artistes seront également mis à l'honneur...


Je souhaite donc longue vie à mon blog car il sera le résultat de nombreuses heures de travail et de quelques nuits blanches !

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Mardi 24 juillet 2007

Vous n'êtes sans doute pas sans savoir que le nouveau long métrage mettant en scène nos Gaulois préférés devrait logiquement illuminer les salles obscures à la fin du mois de janvier 2008. Et lorsque l'on parle d'un film de cette envergure, on se doute bien qu'un jeu vidéo n'est pas très loin, prêt à venir ajouter sa jolie jaquette dans les rayons de toutes les bonnes crémeries. En fait, le jeu Astérix Aux Jeux Olympiques devrait précéder le film de quelques mois et atterrir sur PC, PS2, Wii et DS dès le 8 novembre 2007. 

Images Asterix aux Jeux Olympiques Wii
Personnage représentant Brutus alias Benoit Poelvoorde (à gauche)


Petit rappel des faits pour ceux qui ne connaîtraient rien de l'histoire. Le film, relativement fidèle à la Bd, relatera bien entendu les pérégrinations d'Astérix et de son compère bedonnant (sans oublier la minuscule boule de poils nommée Idéfix), forcés de participer aux Jeux Olympiques pour aider leur ami Alafolix à épouser la princesse Irina, tout en empêchant l'immonde Brutus (incarné à l'écran par Benoît Poelvoorde) de mettre à exécution ses plans destructeurs.

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Qui suis-je?

  • benetom
  • : Carine
  • : Femme
  • : 27/10/1975
  • : Belgique Fleurus
  • : Que voulez-vous que je dise? Je mène une existence normale partagée entre le boulot, les amis, les parents et quelques loisirs (lecture, cinéma, concerts, sorties): http://www.myspace.com/carinternet

New: Werchter 2008

 


 

"La pudeur est dans ce que l'on regarde plus que dans ce que l'on montre." (Benoit Poelvoorde)
 
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