Anne Fontaine entamera le tournage de son prochain film en automne de
cette année 2008. Il s'agit de "Coco avant Chanel", un biopic sur la jeunesse de la célèbre styliste Coco Chanel, à l'époque où, pauvre et sans éducation, elle ne savait pas qu'elle
deviendrait l'incarnation de la femme moderne.
C'est Audrey Tautou qui prètera ses traits à Coco Chanel. Benoit Poelvoorde, quant à lui, incarnera le premier amant de la future styliste.
Quand je pense au cinéma de mon enfance, je me vois en train de regarder un film avec
Louis de Funès. En 1985, j'ai 9 ans, je visionne la première diffusion télé du dernier film de Louis de Funès: "La Soupe aux Choux". Lors du générique de fin, je pleure à chaudes larmes car je
prends conscience que plus aucun nouveau long métrage, avec Louis de Funès à l'affiche, ne sortira en salles... En effet, Louis de Funès est décédé en 1983 et laisse un vide
immense dans mon coeur d'enfant!
Depuis, C’est avec toujours le même plaisir que je regarde les films qui ont fait son succès. Le rire est définitivement au rendez-vous. Je ne peux me lasser de son duo avec Coluche
dans "L'Aile ou la Cuisse" ou des répliques devenues cultes de la saga des "Gendarmes à St Tropez". Et quelle joie de revoir "La Grande Vadrouille", "La Folie des Grandeurs", "Jo",
"Le Petit Baigneur", et j'en passe...
En résumé,Je ne pouvais donc pas résister à l'envie de rédiger un article sur cet acteur
comique que personne n'arrivera jamais à remplacer.
Fils d'un ancien avocat de Séville devenu diamantaire, Louis de Funès naquit à Courbevoie le 31 juillet 1914. Enfant, son goût pour le
dessin, le piano et les pitreries lui font quitter l'école assez tôt. Il tente vainement d'apprendre un métier mais ses facéties permanentes découragent ses multiples employeurs. En 1939, jugé
inapte à faire la guerre pour raison de santé (en fait une erreur de dossier), il se retrouve grâce à une petite annonce pianiste dans une boîte à Pigalle. C'est alors qu'il décide de devenir
comédien, et s'inscrit au cours Simon. De Funès qui pense avoir le physique idéal pour jouer les jeunes premiers romantiques et ténébreux est vite dissuadé par le maître du lieu.
Il retourne à son piano, mais ce bref passage au cours Simon lui aura permis de se lier avec Daniel Gélin qui comptera bientôt dans sa carrière. C'est aussi en cette période qu'il fait la
connaissance de Jeanne Barthélemy de Maupassant, qu'il épouse en secondes noces en 1943 et avec qui il aura deux fils, Patrick et Olivier; l'un devenu un brillant médecin et l'autre après avoir
joué au cinéma, est devenu pilote de l'air. Le hasard va ramener de Funès vers la comédie : "Un hasard prodigieux. Je descendais d'un wagon de première classe dans le métro, et
Daniel Gélin (mon copain de chez Simon) montait dans un wagon de seconde classe. La porte allait se refermer, lorsqu'il me crie : "Téléphone-moi demain. J'ai un petit rôle pour toi."C'était pour L'Amant de paille (1945) de Marc-Gilbert Sauvageon. Je reprenais le rôle qu'avait créé Bernard Blier." C'est Gélin, toujours, qui le fait débuter au cinéma dans La
Tentation de Barbizon (1945) de Jean Stelli, où son rôle se résume... à ouvrir une porte.
Jusqu'en 1954, il apparaîtra dans une cinquantaine de films mais dans des rôles si insignifiants qu'un jour Françoise Rosay qui tournait avec lui La Reine Margot (1954) de Jean Dréville,
s'insurgea : "On me voit tout le temps de face. C'est son tour de temps en temps" De Funès est réduit pendant des années à n'être qu'un "dos", on juge ainsi mieux de la longue marche
qu'il aura dû accomplir avant de devenir la coqueluche du public français. En attendant, pour survivre, de Funès se livre à toutes sortes de travaux :"A l'époque, je doublais le matin (entre autres la voix de Toto le comique italien), je tournais l'après-midi, et j'étais le soir au
théâtre" Il faudra attendre 1956, après dix ans de carrière et près de 80 films, pour qu'il accède enfin aux premiers rôles. Cette année-là, il
tourne La traversée de Paris (1956) de Claude Autant-Lara, un des meilleurs réalisateurs du moment, avec Gabin et Bourvil. Son rôle de Jambier, l'épicier du marché noir égorgeur de
cochon, est le premier grand personnage créé par de Funès. C'est à partir de ce film en tout cas que l'acteur va devenir "un film à lui tout seul". La critique commence d'ailleurs à s'intéresser
à lui, et avec Ni vu ni connu (1957) d'Yves Robert, elle le présente comme l'un des meilleurs comiques français du moment. Parallèlement, de Funès poursuit sa carrière théâtrale marquée par le triomphe d'Oscar qu'il reprendra cinq ans plus tard au
cinéma avec le même succès. L'identification devient totale entre l'acteur et ce personnage d'une absolue loufoquerie. A ce propos de Funès déclarera : "J'aime bien incarner, afin de les
ridiculiser, les types qui se prennent au sérieux et veulent se faire respecter... J'aime trouver le petit détail, le grain de sable qui fera s'écrouler ce personnage gonflé de vanité" Il a
tant à dire sur ce "personnage", que lorsqu'il reprendra la pièce en 1971, il l'allongera de vingt bonnes minutes, reconnaissant y avoir "changé des trucs et ce n'est pas fini". Par les
nombreux gags dont il ponctue le texte original, de Funès finit par devenir le véritable auteur de la pièce. C'est avec elle qu'il impose son type de comique. Pourtant sa carrière
cinématographique marque encore le pas, il reste en effet souvent un faire-valoir des têtes d'affiche. En 1961, il tourne dans Le crime ne paie pas de Gérard Oury : ce film, pour lequel
il ne figure même pas au générique, sera pourtant celui qui décidera Oury à se consacrer désormais à la comédie et surtout de donner à de Funès des rôles à la mesure de sa verve. Quant à
Pouic-pouic que de Funès tourne deux ans plus tard, il marque sa première rencontre avec Jean Girault qu'il retrouvera pour la fameuse série des Gendarmes.
Avec déjà 100 films à son actif, Louis enchaîne avec celui qui le fait enfin accéder au vedettariat: Le gendarme de Saint -Tropez (1964) de Jean Girault. Puis il retrouve Bourvil pour
Le Corniaud (1964) de Gérard Oury. Face à son grand "rival" en comédie, il impose sa propre image de marque, plus gestuelle que verbale : "On me donne toujours trop de texte,
reconnaît-il. Je n'ai pas un comique de mots, mais de geste d'attitude, de situation... Rappelez-vous la scène de la douche du corniaud. Elle est parfaite." Le tandem de Funès-Bourvil se retrouvera une dernière fois à l'affiche de ce qui constitue, aujourd'hui encore, le plus phénoménal succès
français, La grande Vadrouille (1966) de Gérard Oury, sans se nuire, bien au contraire, les deux acteurs, qui ont activement participé à l'élaboration du scénario, composent, chacun dans
son registre, un duo d'une incontestable drôlerie. Après La Folie des grandeurs (1971), où, dû au décès de son ami Bourvil, est le partenaire d'un Yves Montand inattendu, de Funès
clôt sa collaboration avec Oury avec Les Aventures de Rabbi Jacob (1973). En 1974, alors que tout est prêt pour le premier tour de manivelle d'un nouveau film avec Oury, Le
Crocodile, Louis est victime d'un infarctus. Les problèmes financiers que soulèveront cette défection forcée jetteront un froid dans ses relations avec le cinéaste. Remis de ces problèmes de
santé, de Funès entame une nouvelle collaboration avec Claude Zidi dont il semble à l'en croire fort satisfait : "Je ne veux plus jouer les homme en colère, insupportables. On me l'a trop
fait faire. Claude Zidi l'a compris qui m'a écrit un rôle plein de nuances... Il y a un sentiment que j'aime bien exprimer aujourd'hui, la candeur." L'Aile ou la cuisse (1976) de Zidi forme un nouveau duo de comiques, de Funès-Coluche. Ce qui n'était
pas pour déplaire è Louis, volontiers disposé aux confrontations d'acteurs, comme il en donne une autre preuve avec Annie Girardot avec laquelle il forme le couple chamailleur de La
Zizanie (1977), toujours de Zidi.
C'est avec Jean Girault, le père des gendarmes, avec lequel il a toujours travaillé en bonne harmonie qu'il terminera pourtant
sa carrière. En 1980, Louis réalise avec lui un vieux rêve pour lequel il avait cherché des gags toute sa vie, L'Avare (1980) de Molière. Malgré un rôle où il peut donner libre cours à
son goût pour les personnages de faux jetons, de Funès ne récolte qu'un demi-succès . Louis de Funès meurt le 27 janvier 1983, après avoir endossé une ultime fois l'uniforme dans Le Gendarme
et les Gendarmettes (1982) sous la direction de Jean Girault. Dans le silence et le recueillement, le corps de Louis de Funès est inhumé dans un monument du cimetière du Cellier. Louis de
Funès, aujourd'hui, y repose et continue de nous faire rire pour l'éternité !
Quelques citations de Louis de Funès:
" Mon plus grand désir d'acteur ? C'est de faire des films destinés à faire rire les
enfants et les parents à la fois dans ce monde trop triste !" "Le comique ça ne tient à rien, c'est une chose qui est dans l'air le comique !"
"Le cinéma ? Je le fais sur un écran, pas dans la vie !"
"Le gendarme ? C'est toute l'humanité ! Au fond, on cire toujours les pompes de ses supérieurs hiérarchiques et on s'essuie sur le derrière de son sous-fifre !"
"Ce ne sont pas les attitudes que je trouve comiques mais les états d'esprit !"
"J'ai abandonné la pêche le jour où je me suis aperçu qu'en les attrapant, les poissons ne frétillaient pas de joie."
"Les gens sont des comédiens, nous, nous sommes des acteurs."
"Je cultive mon jardin. Et dans ma vie professionnelle comme dans mon carré de jardin, j'ai bien l'intention d'exclure les navets !"
"Le comique, ce n'est pas seulement du talent, mais c'est surtout un don, une façon de sentir, de pouvoir comprendre et interpréter !"
Acteur
d'exception et génie de la comédie, il a su, au gré des générations, faire rire les plus grands mais aussi les plus petits. Exigeant et perfectionniste avec lui-même, son unique objectif était de
satisfaire un large public. A la fois discret dans la vie quotidienne et percutant à l'écran, il atteint le plus haut niveau de son art et devient au fil du temps, l'îcone emblématique du rire.
Aujourd'hui, ces valeurs font de lui un être unique et lui valent une reconnaissance mondiale. Voici donc un hommage à ce petit Monsieur qui possédait le plus grand des talents: celui de rendre
les gens heureux!
Tom Barman attend dans son studio, à Borgerhout, à l'étage d'un entrepôt désaffecté transformé en Vantage Point Studio. Comme
d'habitude, il est nerveux plus que détendu, et charmant. C'est la première fois que deux disques de dEUS se suivent, avec le même line-up du groupe…
C'est incroyable, oui. Après des années instables, on est entré dans une période où tout le monde se sent bien. Et j'espère bien que le prochain disque se fera aussi avec ce même
groupe. Pourquoi cela n'est-il pas arrivé plus tôt ? Je ne sais pas. Peut-être est-ce de ma faute. Peut-être les musiciens belges manquent-ils d'ambition, ou
peut-être ont-ils trop d'ego, ou peut-être est-ce de la jalousie ? Mais ce n'est pas neuf, c'est propre au rock : les groupes sont des entités explosives. On est aussi devenus plus vieux. Stef,
Alan et Mauro, quand ils sont arrivés, connaissaient bien l'histoire de dEUS. Ils ne sont pas arrivés pour foutre le bordel. Il a fallu mélanger les cartes pour que la combinaison fonctionne
bien.
On sent, à entendre le disque, que l'ambiance était détendue, voire joyeuse…
La moitié des compositions proviennent du groupe. Du coup, ma façon de chanter est différente. Il ne s'agit pas que de mes accords, mes mélodies. C'est excitant comme tout. C'est plus chouette
pour tout le monde, on compose ensemble. Je n'ai pas beaucoup joué sur cet album, j'ai beaucoup écouté. Je suis resté très discret. Sur scène aussi, je ferai des chansons sans guitare. C'est une
autre énergie, ça me rend heureux de faire des choses que je n'ai pas encore faites. On a laissé un peu de côté l'idée de ce que devait être dEUS. Pour le prochain, j'aimerais laisser dEUS
complètement dehors. J'ai le sentiment qu'il va se passer quelque chose de très intéressant musicalement. Que le nouveau dEUS soit chaque fois attendu comme un nouveau chef-d'œuvre, n'est-ce pas un peu handicapant ?
La pression n'intervient pas quand tu es en studio. Tu fais la musique que tu aimes. Il y a une pression mais il n'y a que celle que tu t'imposes dans une bulle. Avec ce disque, on voulait
réaliser quelque chose de compact, de chouette à jouer live. En fait, l'idée était déjà celle-là pour l'album Pocket Revolution mais les problèmes au sein du groupe ont fait que c'est devenu un
disque introverti. Celui-ci est plus ouvert…
Ouvert, c'est le premier mot que j'ai dit aux répétitions. Il n'y a plus de barrières, on chante tous sur ce disque. Mauro (NDLR, Pawlowski, le guitariste) n'était pas sûr de le faire au départ.
C'était fragile. Il n'a pris sa décision que tout récemment. Quand il m'a appris cette bonne nouvelle, c'était pour moi le moment le plus heureux du groupe depuis dix ans. Et sa collaboration à
dEUS ne l'empêche pas de faire plein de choses à côté. « Vantage point », titre du disque, est le nom de votre studio. Ce fut d'abord le titre du disque. La position avantageuse, c'est le lieu stratégique d'où
on opère ou d'où on observe. Pour moi, c'est la Belgique, c'est Anvers. J'ai choisi aussi ce titre parce que ça me prend vingt-cinq secondes pour l'expliquer. Ce qui n'était pas le cas avec
Pocket Revolution. On a construit le studio en même temps que le disque. Klaas (NDLR, Janzoons, le violoniste) habite ici, et moi à six minutes, en scooter. La pochette nécessite un petit commentaire. À voir le dessin du Gantois Michael Borremans, on pense aux fameuses scènes d'avilissement dans la prison d'Abou Ghraïb,
en Irak.
Je trouve dommage qu'il ait donné cette explication glauque. Il parle d'une chorégraphie silencieuse et terrorisante. Moi, j'aime beaucoup son travail, ses films aussi. Il est fan de dEUS, ça
cliquait. Je trouvais ça un peu trop noir mais avec la typo, ça donne bien. C'est plus chaleureux. « Popular Culture », un des plus beaux morceaux, est-il un questionnement identitaire ? Je suis très influencé par la culture pop, je lis beaucoup de
biographies, je vois beaucoup de films. Tout ce qui m'arrive dans la vie me fait songer à un film, un disque ou un livre. Ça m'inquiète parfois. Je fictionnalise ma vie. C'est pour ça que j'aime
réaliser des films. J'ai trois scénarios en préparation avec des amis… mais j'ai le temps. Si on fait un break ou si on splitte, je ferai des films. C'est ça, l'idée. Je ne suis pas pressé. C'est
une belle occupation pour vieillir. « Eternal woman » est romantique alors que « Favourite game » parle de sexe. Où se situe Tom Barman ?
Entre les deux. Je n'ai pas encore d'enfant, parce que ça ne s'est pas encore présenté. Je n'ai pas envie de faire des enfants un peu partout dans le monde comme notre
bassiste… Interview
réalisée par Thierry Coljon pour
La suite du film "Les Randonneurs" vient de sortir dans les salles. Sous le soleil de St-Tropez, Benoit Poelvoorde apparaît comme une caricature de lui-même. L'acteur
namurois a néanmoins répondu aux questions avec plaisir.
Alors Benoît, commentallez-vous en ce moment? Beaucoup mieux même
si j'ai une bronchite. Je suis très calme. Je me suis soigné. J'écris un spectacle de théâtre que je jouerai exclusivement en Belgique.
On vous a entendu annoncer une vingtaine de datesau théâtre de Namur à l'automne, c'est
ça? En fait, je vais devoir modifier les dates car j'ai accepté un tournage pour octobre. Je vais faire le nouveau film d'Anne Fontaine avec Audrey Tautou. J'y jouerai le premier
amant de Coco Chanel.
Toujours une pièce à deux avec FrançoisDamiens mise en scène par Benoît
Mariage? Non, il y a du changement. D'abord Benoît Mariage s'est retiré du projet car il traverse des difficultés personelles qui l'empèchent d'écrire. Alors j'ai appelé Stéphane
Liberski. On se connaît un peu et ça fait longtemps qu'on a envie de travailler ensemble.
Puis c'est François Damiens qui m'a lâché. Le directeur du théâtre a eu la bonne idée de lui montrer la salle avant d'écrire et il s'est chié dessus. Comme François s'est dégonflé, on a changé de
sujet. Ca devient un one-man-show sur le bien et le mal et plus une pièce sur la promotion.
Unretour aux sources?
oui, ce sera simple. Je serai seul en scène avec une table, une chaise et une lampe Ikea. J'ai envie de retrouver le public et de réfléchir avec les gens tout en rigolant. Et comme j'en ai marre
du consensuel, on va ruer dans les brancards.
Qu'est-ce qui a changé entre lespremiers Randonneurs et ce
film-ci? A l'époque, c'est la premiere fois que je voyais un scénario! J'apprenais mon texte la veille dans mon lit et j'avais peur de ne pas être à la hauteur. Pour ces
retrouvailles, j'étais beaucoup plus détendu. Et personne n'a changé, vraiment.
Il y a dix ans, vous sortiez avec Géraldine Pailhas. Ici, vous y allez avec Karin
Viard!
On y est allé france de porc! On a beaucoup rigolé ensemble. Il faut dire que les filles, je les ai vues assez souvent en dix ans. Les garçons, je les avais perdus de vue.
En sortant de cette grossemachine, Astérix, vous vous sentez comment?
La promo est terminée, le film marche très bien dans le monde et basta. Je ne l'ai même pas vu.
On ne vous verra pas beaucoup pour "LesRandonneurs 2". Vous en avez assez de la
promo? A un moment, j'ai l'impression d'avoir tout dit, que les gens savent tout de moi. Ceci dit, je me suis rendu compte, au moment où on m'a un peu travaillé sur ma
dépression - Fogiel m'a piégé, en fait - de l'affection que me porte le public. J'ai reçu un courrier de solidarité énorme. Des sacs de lettres, de livres, de CD. Plein de mots d'encouragement et
de trucs pour m'aider. J'ai répondu à tout, parfois avec des mois de retard, et j'en profite pour remercier tout le monde par voie de presse. Je ne m'attendais pas à ça.
Votre chien, Billy Bob, aété une aide sérieuse, non? Oh oui, il m'a vachement
aidé. C'est bête à dire, mais c'est ainsi. Il a tout juste un an, Billy Bob, et Karin Viard est sa marraine. Vous savez, les gens croient toujours qu'on a des vies incroyables, mais on est
parfois vachement seul. Là, ça fait trois jours que je suis à Paris et je n'aime plus sortir ici alors je reste dans ma chambre. Avant, j'allais au bar passer le temps. Là, je reste dans ma
chambre. Et comme je ne regarde plus la télé, le chien est là avec moi et je suis moins seul. D'ailleurs il m'accompagne partout.
Pas mal de comédiens emmènentleur chien en tournage, non? Patrice Leconte me
racontait que, pour "Une Chance sur Deux", il s'est retrouvé avec les dogues de Delon, les caniches de Belmondo et le bichon de Vanessa Paradis. Quand il a vu mon chien, il a voulu lui faire
jouer un chien errant. Ce sera la seconde fois. Denis Podalydès l'a déjà fait tourner il y a quelques mois et Billy Bob avait reçu 25 euros du producteur pour acheter des croquettes, une nouvelle
laisse et un jouet.
L'acteur qui rentre seul lesoir, c'est la rançon du succès?
Ca peut donner cette image-là; mais j'espère que je ne vais pas rester seul toute ma vie! Avant, j'étais un grand noctambule, j'avais une vie dissolue même. Quand j'ai été malade, j'ai compris
que j'avais besoin de me retrouver avec moi-même. On devrait apprendre aux enfants l'individualité au lieu de les submerger d'activités. La solitude est nécessaire à la réflexion alors que la
télé rassemble, mais ne permet pas aux gens de se distinguer. Je ne crois pas que me solitude me pèse tant que ça. Et dès que je peux, je rentre en Belgique.
Vous en avezmarre de Paris?
Quand je suis à Paris, je ne rencontre que des gens qui font du cinéma et ça ne m'interesse plus. A un moment, je me suis fait bouffer. On n'allait que dans les restos et les soirées d'acteurs,
au Coste, au Matisse... Au final, on ne parle que de cinéma, c'est la guerre de l'égo et tu n'en peux plus. Maintenant, je suis catégorique. Je refuse d'aller dans ces endroits qui
m'emmerdent.
avec: Benoit Poelvoorde,
Karin Viard, Géraldine Pailhas, Vincent Elbaz, Philippe Harel, Cyrielle Clair, Alain Guillo, Sacha Bourdo, Yann Babilee Keogh, Gio Iera, Philippe Lefebvre, Philippe Caroit, David Clark, Marc
Rioufol.
Synopsis:Nous avons quitté Cora, Nadine, Mathieu et son frère Louis, ceux que nous appelons dorénavant " Les randonneurs ", il y a dix ans en Corse. Aujourd'hui, ils ont la
quarantaine. Ils sont toujours très liés et ont décidé de repartir une nouvelle fois en vacances ensemble, juste tous les quatre, comme avant. La randonnée, il faut bien l'avouer, ça n'était pas
vraiment leur truc. Mais à l'époque, c'était la mode des vacances sportives. Alors, ils avaient essayé. Cet été, c'est décidé, ce sera Saint-Tropez. Après tout, qui n'y va pas une fois dans sa
vie ? Mais c'était sans compter qu'à Saint-Tropez, tout peut arriver. Même retrouver Eric, leur guide sur le GR20 Corse. Celui qu'ils s'étaient jurés de ne plus jamais fréquenter... Sauf qu'Eric
a évolué ; il a même beaucoup changé. Et il a des arguments de poids pour endosser à nouveau le rôle du guide...
Producteur: Adeline Lecailler.
Scénaristes: Philippe Harel, Eric Assous, Sylvie
Bourgeois.
Equipetechnique: Directeur de la photographie: Laurent Machuel Compoisteurs: Jérôme Rebotier et David Hadjadj Monteuse: Julie Clémencin Monteur son: Agnès Ravez Chef décorateur: François Emmanuelli Costumière: Anne Schotte Coiffeur: Gérald Protenart Maquilleuses: Maya Benamer et Corinne Maillard 1er assistant réalisateur: Jérôme Zajdermann Scripte: Anne Wermelinger Cascadeur: Alexandre Cauderlier Directeur de production: Daniel Chevalier Régisseur: Benjamin Hess
Distribution: TFM
Distribution Durée: 1h45
Le film est sorti dans les salles ce 9 avril 2008.
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